x « _ Comme ces pensées éternelles qui coulent de mon âme Chaque mots peignent secrètement des contes de fées, Du moment où nous nous confondrons en un seul. _ » xAlesana .

x « _ Comme ces pensées éternelles qui coulent de mon âme Chaque mots peignent secrètement des contes de fées, Du moment où nous nous confondrons en un seul. _ » xAlesana .
x






L'aventure débute .
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯




________________________
|___ . : Bibliothèque : . ___|
|___ . : Bibliothèque : . ___|
|___ . : Bibliothèque : . ___|
¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯





_________________ | Mini Fan Fiction .

_____ I) Billshido

Colloque sentimentale, chapitre 1
Colloque sentimentale, chapitre 2
Colloque sentimentale, chapitre 3
Colloque sentimentale, chapitre 4
Colloque sentimentale, chapitre 5 Ultimatum.
Colloque sentimentale, Epilogue.
_ Grâce à la demande de nirvana-angelth83 !




II) Tom/Bill ___________

Le monde en blanc, chapitre 1 _____________
Le monde en blanc, chapitre 2 _____________
Le monde en blanc, chapitre 3 _____________
Le monde en blanc, chapitre 4 _____________
Le monde en blanc, chapitre 5 _____________
Le monde en blanc, épilogue _- Nouveau__._•_





_________________ | One Shot .

Twincest :

Everlasting, OS Premier.
Fais-moi voler, OS Deuxième.
Les retrouvailles, OS Troisième.
I shouldn't love you, OS Quatrième.
_________Relation père/fils.
• Effet cathartique, OS Cinquième. Bientôt je pense.





_________________ | Annuaires .

Annuaire-pour-vos-fics





Liste non exhaustive.

# Enviado el lunes 09 de febrero de 2009 08:34

Modificado el miércoles 25 de noviembre de 2009 17:00

Colloque sentimentale - Chapitre 1

Colloque sentimentale - Chapitre 1
.:.

Je suis amoureux.
Colloque sentimentale.




Bill trouvait ce cours de littérature ennuyant. Il détestait la poésie, un poème n'avait aucun sens dans son esprit, c'était de simples mots, des vers et des rimes qui ne voulaient rien dire. Il reposa sa tête sur ses avants bras, observant le reste de la classe, la tête ainsi posée. Il se sentait bien ici, entourée de filles avec uniquement trois garçons. Il ne fallait pas s'attendre à plus dans une classe de terminale littéraire.

Son regard se baladait entre les personnes. Elles semblaient toutes intéressées par ce que le jeune prof disait. C'était peut être le cas.

Il tourna sa tête vers la fenêtre et regarda les arbres bouger. Bill avait toujours aimé se dire qu'ils dansaient, ça rendait le moment plus mignon et plus intéressant. Il imaginait que le fin et grand arbre demandait à sa voisine une danse. Il avait une imagination fertile de petit enfant.

« Bill, tu as reçu ce mot, » chuchota Andreas son voisin de table. Bill reçut un coup de coude et releva le visage. Il avait la marque de son pull sur sa joue rougie.

Il regarda le papier que lui tendait Andreas et le prit. « Il vient de qui ? »

« Georg. » Le blond platine se tourna vers le dénommé Georg qui faisait un ridicule signe de la main. « Il est débile ce mec. »

« Je me demande toujours comment il a fait à passer en terminale. » Bill secoua la tête et se décida d'ouvrir le petit bout de papier négligemment plié. Il lut à voix basse. « Je t'aime, sors avec moi pour la Saint Valentin. On fera l'amour si tu veux. Je suis amoureux de toi, les autres filles je m'en fou. Bushido. »

Andreas arqua un sourcil. Il avait l'habitude de ce genre de mot à l'adresse de Bill. Ce n'était plus étonnant, il avait ce mec qui voulait coucher avec lui depuis six mois maintenant.

« Il a même ajouté des petits c½urs, si ce n'est pas mignon, » dit sarcastiquement Bill. Il gribouilla une réponse négative, lui disant d'aller se faire voir, et l'envoya à Georg qui servait plus de pigeon qu'autre chose dans la petite histoire sans histoire.

Comme à chaque fois il savait que Bushido n'abandonnerait pas. Il était en BTS, et avait donc quelques années de plus que Bill. C'était un tombeur et couchait avec toutes les filles qu'ils rencontraient, mais cette fois-ci, il voulait Bill et il ne supportait pas que celui-ci lui résiste.

Bushido avait cerné le personnage de Bill. Malgré son apparence de macho viril, il était loin d'être idiot. Il observait et interprétait chaque mouvement, chaque mimique de Bill. Lors de leur cours commun de sport, il restait avec Bill, et ne cachait pas son attirance envers le jeune adolescent. Il se fichait de l'avis de ses potes et aimait jouer avec ça.

« Pourquoi tu ne l'envoies pas bouler une bonne fois pour tout Bill ? »

Bill haussa les épaules. Lui-même ne savait pas pourquoi. Il avait pourtant essayé plus d'une fois, mais sans succès, il revenait sans cesse à l'attaque.

La sonnerie retentit dans le bâtiment.

« Tu me passeras le cours ? » demanda gentiment Bill à son ami. Il regardait désespérément sa page toujours blanche.

« Bien sûr, » sourit Andy, il avait l'habitude d'aider Bill, surtout dans cette matière. En échange, Bill qui excellait en anglais l'aidait.

Ils se dirigeaient vers le gymnase en retrait par rapport au reste de la classe.

« Tu fais quoi ce soir ? »

« On devait se faire une soirée jeu vidéo avec Tom. »

« Il y a un concert en ville, demande lui de venir si tu veux. »

« Tu sais bien que Tom n'aime pas ce genre d'endroit, » répondit Bill boudeur. « Mais il ne pourra pas me refuser ça ! »

Andy sourit, Bill avait un tel pouvoir sur les gens.

Tom était le frère jumeau de Bill. Il n'était plus au lycée, Bill avait loupé son bac, mais dans une fac de musique. Il avait en perspective de devenir professeur de guitare. Il était doué dans son domaine mais pouvait encore s'améliorer.

Lui et Bill étaient extrêmement proches. Ils savaient tout de l'autre, et Tom avait eu vent du petit malin qui jouait avec son frère. Ça ne lui plaisait pas du tout, mais il fallait qu'il fasse confiance à Bill. Il avait toujours était là pour le protéger, cette année était différente, Bill était seul dans le grand établissement. Il avait eu peur la première semaine, puis avait pris de nouveaux repères.

Andy poussa la porte du vestiaire, ça puait déjà le déodorant infecte. Il s'installa sur le bout d'un banc, gardant une place pour Bill.

« Est-ce qu'il m'observe ? »

Andreas se pencha un peu pour mieux voir Bushido. « Oui. »

Bill devint rouge, il n'aimait pas se sentir reluqué, il était un peu pudique. Il feint une envie pressante et prit ses affaires pour aller tranquillement se changer dans les toilettes un peu plus loin.

Bushido sourit, il savait qu'il faisait de l'effet à Bill. Ça sautait aux yeux de celui qui, tout comme lui, pouvait décrypter les regards.

Lorsque Bill sortit des toilettes, tous les garçons étaient déjà dans le gymnase, il souffla de ce petit moment de répit et déposa son jean sur le banc. Il s'assit et enfila ses baskets, qu'il lassa soigneusement. Mieux valait qu'elles soient bien accrochées s'il ne voulait pas tomber en plein drible.

En effet, il faisait basket, c'était l'un des quatre sports de ce cycle. Bill adorait ce sport collectif, il était même assez bon. Quand il était enfant, il s'amusait sur le petit panier de basket que son père leur avait offert à lui et son frère. Tom était si mauvais perdant qu'il ne jouait plus avec Bill. C'était comme ça, Bill était doué dans ce qu'il entreprenait, déterminé.

Il se releva et abaissa son t-shirt qui s'était légèrement relevé.

« Hey Bill ! »

Et au plus grand malheur, enfin tout est relatif, de Bill, Bushido débarqua dans les vestiaires.

« Que cherches-tu ? » demanda Bill.

« Toi, » Bushido était joueur, peut être un peu trop, et séducteur dans l'âme. Bill aimait ce genre d'homme, mais là, il s'agissait de Bushido.

« Ne fais pas l'imbécile. Laisses-moi passé s'il te plait. » Bill posa ses mains sur le torse de Bushido pour le repousser.

« Tu dois payer ton passage. » Bushido tendit les lèvres.

Le jeune androgyne se résigna, il déposa un baisé, mais sur la joue de Bushido. « C'est tout ce que tu auras pour le moment. »

Bushido sourit et laissa Bill passer. « Tu veux dire que je pourrais peut être avoir plus ? »

Bill haussa les épaules et sourit dos au garçon. Lui aussi voulait jouer, Tom n'apprécierait pas, mais il n'était pas là, n'est-ce pas ?

Le prof était en pleine explication, une fois de plus, des règles de ce sport. Bill ne prit pas la peine de l'écouter et s'empara d'un ballon orange qui se trouvait dans le grand filet. Il commença à tribler, et courir, fixant le panier droit devant lui et il shoota.

Quelqu'un applaudit, il ne se demandait plus qui c'était.

« Tu es magnifique quand tu es concentré, » Bushido s'approcha et attrapa les hanches de Bill qui se laissa faire, regardant ailleurs que dans les yeux de son interlocuteur. Bushido chuchota. « Alors comme ça tu ne veux pas sortir avec moi demain soir ? »

« J'ai d'autres plans. » Bill se dégagea de l'emprise et alla ramasser le ballon qui continuer de rouler sur le sol brillant avant de rejoindre sa classe. Il jeta un coup d'½il à Bushido qui lui aussi était repartit de son côté, matant sans honte le cul d'une fille.

Bill leva les yeux aux ciels et secoua la tête. On ne le changerait pas ce Bushido.


Le cours était fini, c'était enfin le weekend. Bill était rouge d'avoir trop courut et Andreas n'était pas mieux. Il but une gorgée dans sa bouteille d'eau qu'il passa à son ami. Il aimait le sport certes, mais pas la transpiration qui allait avec. Il avait juste une envie, rentrer chez lui et retrouver sa douche.

En passant, il devait aussi parler à Tom.

Il souffla. Ce n'était pas gagné, il avait promis depuis un mois cette soirée a son frère. « Tom ne va pas être content. »

« De ce soir, ou pour Bushido qui te mate toujours ? »

« Oh, » lâcha Bill. « Peut être des deux. »

Les autres garçons se changeaient, et Bill patientait le temps qu'ils sortent tous un à un.

Dix minutes plus tard, Andy attendait que Bill, qui était le dernier à se changer, ait finit d'enfiler son jean qui avait du mal à passer.

Les deux garçons se connaissaient depuis presque toujours, Bill et lui avaient doublé leur terminale, c'était frustrant. Mais le fait de savoir qu'il pourrait rester un an de plus avec son ami réjouissait Andreas. Ils s'étaient toujours extrêmement bien entendu et même si plus jeunes ils avaient eu une petite amourette, Andy ne se sentait en rien gêné face à Bill et ne niait pas avoir donné son premier baisé à l'androgyne. C'était presque une fierté, et il se vantait parfois devant Bushido qui ne souhaitait rien de plus, pour l'instant, que d'embrasser Bill. Andreas s'amusait de la situation, même si quelques fois il avait peur pour Bill, il jouait un jeu dangereux. Pas physiquement, Bushido n'oserait jamais frapper Bill, mais sentimentalement parlant.

**

Bill fourra un de ces gros chocolats pralinés dans la bouche et descendit les escaliers du sous sol. Il observa un moment Tom jouer de la guitare, il aimait le voir manier son instrument à la perfection, car pour Bill, tout ce que Tom faisait était parfait, et il était un parfait guitariste. Son opinion était assez subjective.

« Je sais que tu es là Bill, » Tom jouait toujours, il n'avait même pas levé les yeux.

Bill sourit et sauta la dernière marche qu'il restait avant de s'affaler sur le vieux sofa installé dans la cave. Il aimait bien cet endroit, il avait l'odeur de Tom, la personnalité de Tom s'y reflétait minutieusement bien.

« On fais quoi ce soir ? » Demanda Bill, voulant en arriver à son projet.

« On joue à ce nouveau jeu que j'ai acheté hier. » Tom posa sa guitare sur son socle et se tourna vers Bill qui vint faire un câlin à son jumeau.

« Justement, » sa voix était étouffée dans le cou de Tom. « Il y a un concert en ville, tu sais ? On pourrait y aller ? »

Tom soupira et se sépara de Bill, caressant ses cheveux. Il tenait vraiment à passer cette soirée uniquement avec son frère, et ne souhaitait en aucun cas voir d'autres personnes.

« Cette soirée était prévue depuis un bon bout de temps. »

« Je sais, mais s'il te plait ! « supplia Bill faisant une moue adorable à laquelle, il le savait, Tom n'avait jamais du résister.

« Je n'ai rien à me mettre, » se défendit Tom, tirant sur son large t-shirt tâché. Il savait que c'était un argument ridicule et que bill lui trouverait, même s'il n'y avait plus rien dans ses tiroirs, une tenue acceptable.

« Si ce n'est que ça Tomi. » Et Bill se leva, tirant son frère par la main jusqu'à sa chambre.

Il fouilla dans son armoire, ses tiroirs, mettant un foutoir incroyable. Tom avait passé plusieurs heures à tout ranger pour rien. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Bill avait choisit un bas et un haut qu'il déposa soigneusement sur la chaise de Tom.

« Tu n'as plus d'excuses ! » S'exclama-t-il.

Bill s'assit sur les genoux de Tom qui était assis sur son lit. Il déposa ses lèvres sur celles de son jumeau et enfouit sa tête dans son cou. C'était une manière qu'ils avaient de se remercier. Ils l'avaient toujours fait et ne comptaient pas s'arrêter. Même si le jour où Simone l'avait découvert, elle avait fait une crise, ils continuaient malgré tout.

Tout leur entourage les voyait somme des jumeaux fusionnels. Ils n'avaient de cesse de se toucher, de se câliner ou de se donner la main pour se réconforter, ou juste pour sentir la présence de l'autre. Alors oui, ils étaient très protecteurs l'un envers l'autre et cette séparation en début d'année scolaire avait été difficile des deux côtés.

**

Andreas était venu chercher Bill et Tom chez eux. Il savait qu'il n'aurait pas du arriver plus tôt, les jumeaux, et c'était connu, étaient toujours en retard. Mais le blond platine ne pouvait s'empêcher d'arriver plus tôt. Peut être qu'un jour le miracle se produirait et qu'ils seraient là à attendre dans l'entrée leur ami.

Andy secoua la tête pour effacer cette pensée stupide. Jamais ils ne feraient ça.

« Doucement les garçons ! » Cria Simone de la cuisine.

On entendait les lustres trembler sous les courses folles des jumeaux. Andreas les entendaient rire et il sourit lui aussi.

Ça faisait longtemps qu'ils n'étaient plus sortis tous les trois, et ils allaient certainement s'amuser. Andreas se balança d'une jambe sur l'autre, en pensant à cette soirée qui s'annonçait. Si Tom avait si facilement accepté c'était soit que Bill était très doué pour l'amadouer soit qu'il était en pleine forme et de bonne humeur, sinon il aurait catégoriquement refusé.

Enfin, les jumeaux arrivèrent fin près au rée-de-chaussé.

« Salut Andy, » Tom enlaça son ami amicalement et cogna son épaule de son poing. « A quand la muscu ? Tes bras son si fins. »

Andy ne s'était pas trompé, Tom était de très bonne humeur. Peut être un peu trop.

« Bill est aussi maigre que moi, » rétorqua Andreas.

Tom observait son frère de haut en bas, tandis que Bill se trémoussait comme pour prendre la pose devant un photographe. Il avait une main sur sa hanche et une autre appuyée contre le mur.

« Bill est parfait, » conclut Tom et souriant à son frère et en l'attirant dans ses bras.

Leur ami leva yeux et mains au ciel. « Tu es insupportable Tom. »

Simone débarque dans l'entrée. « Les jeunes, il est temps que vous partiez, ce n'est pas un squatte ici. Ou bien vous allez vous installer dans le salon pour papoter entre fillette ! »

« Ok ok, on part m'man. » Bill embrassa sa mère et Tom fit de même.

« Ne rentrez pas trop tard ! »

Les jumeaux firent semblant ne pas l'avoir entendu et grimpèrent dans la voiture du père d'Andy, qu'il avait gentiment, mais avec réticence prêté à son fils.

Ils étaient en route pour la ville, et tous les trois chantaient à tue-tête de vieilles chansons des années quatre vingt. Ils avaient l'air tellement ridicule, mais il s'en fichait. Ce soir il voulait simplement s'amuser.


La salle était pleine, on voyait à peine le bar. Ce groupe devait être connu dans la région. Bill passa le premier et se fraya un chemin dans la foule jusqu'au Bar qu'il devina un peu plus loin.

« On ne peut même plus circuler ici, » bougonna-t-il.

« Quelle surprise ! »

Bill écarquilla les yeux. Son c½ur battait fort dans sa poitrine, tellement qu'il croyait qu'il allait déchirer son t-shirt. Il se tourna et se retrouva face à Bushido.

Vraiment, il le suivait partout.

Tom et Andreas arrivèrent derrière Bill. « Qui es-tu ? » Demanda Tom.

« Bushido, » il tendit la main au dreadé qui ne la prit pas.

« C'est lui ! » S'étonna Tom. Il n'avait jamais eu l'occasion de le voir de ses propres yeux, il se contentait de la description que Bill lui avait faite.

Bill se dit que cette soirée allait être terrible. Tom n'allait pas le lâcher d'une semelle, et si Bushido s'approchait un peu trop de lui, il sentait bien que Tom réagirait au quart de tour. Finalement, il aurait certainement dû rester chez lui, pénard.

« On se connaît ? » Bushido était sceptique. Il ne connaissait pas ce mec, ni d'Eve ni d'Adam.

« J'ai parlé de toi à Tom. »

« Oh, c'est la fameux frère ! » Rit-il. Il s'approcha de Bill et chuchota dans son oreille. « On se croisera surement dans ce petit bar. »

Tom serrait les poings. Ce gars était trop proche de Bill, sa main le touchait trop. Qu'il la vire de son ventre. Et Bill qui se laissait faire, Tom bouillonna un peu plus. Il avait prit connaissance de toutes les propositions que Bushido avait fait à son petit frère et il n'appréciait pas du tout cela. Pour qui se prenait-il ?


Pendant toute la soirée, Bushido n'avait cessé de tourner autour de Bill. Il se trémoussait contre lui à chaque nouveau morceau que le groupe jouait, et Tom observait le moindre geste déplacé qu'il pourrait faire envers Bill. Rien de ce qu'il voyait ne montrait les intentions de Bushido.

« J'ai envie de toi. »

Bill rougit, mais ça ne se voyait pas avec la chaleur qui régnait autour de lui. Il se contenta de lâcher un petit sourire timide.

« Et si tu m'accompagnais dans les toilettes ? » Bushido tira Bill vers lui. « Tu veux ? »

Tom n'aimait pas leur proximité. Il n'aimait pas ce mec trop tactile.

« Je ne suis pas sûr que tu le mérites, va retrouver une petite nana. » Bill se décolla de son corps chaud, c'était agréable, et sourit avant de partir vers Tom.

Bushido était frustré, ce qu'il aimait était la façon dont Bill lui résistait, chose que sa proie ne savait pas.

« Pourquoi le laisses-tu te toucher ainsi ? » S'emporta Tom.

Bill fut surpris. « C'est agréable de se sentir aimé. »

« Tu n'es pas aimé avec cette enflure, tu es juste l'objet de son fantasme. »

« C'est tout aussi agréable. »

Tom serra les poings et frappa sur le bar. Bill sursauta et se tourna vers Andreas qui ne disait rien. Il n'osait pas donner son avis, ni prendre parti pour l'un des deux. Il avait repéré une jolie fille qui lui faisait de l'½il depuis le début de la soirée et en profita pour s'éclipser.

« Tu te rends compte de ce que tu dis Bill ? » Tom souffla et mis sa tête entre ses mains. « Moi je t'aime, lui non. Ça ne te suffit pas ? »

Bill s'assit à côté de son frère. « J'ai juste besoin de faire mes propres erreurs et de découvrir des choses, seul. »

Tom avait percuté sur le dernier mot. Son frère demandait plus d'espace pour lui, il voulait être seul. « Tu seras seul. Je m'en vais. »

Le blond se leva et fit signe à Andreas avant de passer la porte. Bill n'eut pas le temps de réagir que Bushido prit la place de son frère. Il soupira et commanda un verre de vodka pure. Il voulait oublier les paroles de son frère.

« Tu es énervé ? »

« Juste fatigué. »

Il avala son verre d'une seule traite et en commanda un autre. « Tu devrais y aller doucement sur la vodka, » conseilla Bushido.

« Merci du conseil. »

Bushido avait bien vu que Bill s'était disputé avec son frère, au départ il voulait en profiter, après réflexion, il n'y gagnerait peut être pas grand-chose. Un Bill saoul ne l'intéressait pas. Il voulait qu'il se donne de sa propre initiative.

Andreas revint avec une belle blonde qu'il avait dénichée, délaissant la petite brune qui lui faisait de l'½il. Il regardait Bill s'enfiler verre après verre et se demanda s'il ne valait pas mieux que ce soit lui qui le ramène plutôt que de le laisser seul avec Bushido.

« Les gars, je vais y aller. Bill, tu viens ? »

Bill secoua la tête. Il voulait rester, ne pas voir Tom avant le lendemain matin quand il aurait la gueule de bois.

« Je le ramènerais, ne t'en fais pas. » Bushido claqua amicalement l'omoplate du blond.

« Je ne sais pas... »

« Ecoute, passes moi ton numéro, je t'enverrais un message une fois certain qu'il est rentré chez lui sain et sauf. D'accord ? »

Andy hésitait, mais se laissa convaincre. De plus, ça lui permettait de conclure plus vite avec la minette qui gloussait à côté de lui. Il donna son numéro à Bushido et salua Bill qui lui répondit par un grognement, le visage contre le bar.

« Petit oiseau, viens par là. » Bill se leva et suivit Bushido jusque dans les toilettes ou il les enferma dans une cabine. Il baissa la lunette et s'assit sur les toilettes.

Bill n'en avait pas conscience, mais il pleurait. Tout ce qu'il voulait c'était que Tom ne le lâche pas. Mais il n'avait pas su s'exprimer et maintenant il se sentait triste.

Bushido l'attira contre lui. « Tu sais, tu peux me parler. Ça restera entre nous. » Bill secoua la tête de gauche à droite. Il ne voulait pas parler de Tom avec lui, plus avec lui. Bushido soupira. « Bien, est-ce que tu veux que je te ramène ? »

« Pas encore. »

Bill resta la tête nichée dans le cou de Bushido, il respirait son parfum qu'il aimait. Et s'assoupit peu à peu.

Évidemment, Bushido devait se débrouiller pour le ramener chez lui.


A suivre...

# Enviado el lunes 09 de febrero de 2009 09:06

Modificado el miércoles 12 de agosto de 2009 19:21

Colloque sentimentale - Chapitre 2

Colloque sentimentale - Chapitre 2
.:.

Je suis amoureux
Colloque sentimentale



Tom finissait une partition, il n'était pas fier du résultat, mais ça ferait l'affaire. Son prof lui avait demandé de composer une mélodie pour le prochain cours. Il n'avait pas vraiment l'esprit à ça, mais il fallait qu'il s'occupe s'il ne voulait pas que sa tête explose. Il repensait à Bill et ce connard qui lui courait après, aux yeux de Tom, ce n'était qu'un profiteur. Il connaissait ce genre de mec, lui-même fonctionnait de la même façon. Et ça le dérangeait vraiment qu'un autre homme joue de cette façon avec son précieux petit frère qui ne voyait rien.

La boule de papier vola à travers la pièce et cogna contre le mur. Elle roula à côté de la poubelle. Tom grogna de mécontentement. Il ne savait plus quoi faire pour ouvrir les yeux de Bill.

Depuis cette soirée, il y a quelques semaines, il avait tout essayé pour faire comprendre à son frère que ce mec n'était pas normal, qu'il voulait simplement profiter de son corps. Mais bien sûr, Bill prenait ça pour de la jalousie et souriait gentiment à Tom.

Il était exaspérant...

**

Bill était assis sur un banc dans la cour du lycée, et écoutait sa musique en balançant ses jambes dans le vide et bougeant légèrement la tête. Il observait le ciel bleu et un doux vent d'été caressait son visage et faisait virevolter ses cheveux qui chatouillaient son nez.

Il éternua.

« A tes souhaits. » Bushido s'assit à ses côtés et retira un écouteur de l'oreille de Bill. « Tu n'as pas d'examen aujourd'hui ? »

« Demain sera mon dernier jour. » Il souffla de soulagement et ses jambes tressautaient indomptablement, faisant trembler le banc.

Bushido posa sa main sur une des cuisses de Bill. « Arrête ça, c'est stressant. »

Bill s'arrêta quelques secondes avant de reprendre ses mouvements. Bushido abandonna, il savait Bill têtu et désobéissant. Il adorait ça !

« Tu te rappelles ce que tu m'avais dis que tu ferais pour moi après ton bac ? » Sourit Bushido.

L'adolescent aux longs cheveux corbeaux semblait réfléchir un instant avant de se souvenir.

Il sortait d'un cours de philosophie lorsqu'il se fit bloquer dans un coin du couloir. Bushido avait voulu l'embrasser mais Bill l'avait repoussé et lui avait promis qu'après le bac, il pourrait y goûter, s'il était sage bien entendu.

« Je me souviens, » fit Bill, l'esprit ailleurs.

« Tu me l'as promis, tu me le dois. » Bushido caressa sa cuisse, et remonta un peu trop haut au goût de Bill qui balaya la main intruse de la sienne, que Bushido captura.

« Si tu me trouves à la fin des examens. »

« Je te connais, tu vas faire exprès de me fuir. »

Bill eut un petit rire gêné et affirma de la tête. Il ne pouvait pas lui cacher. Le séducteur avait un pouvoir hypnotique sur l'androgyne. D'ailleurs, Bill ne pouvait regarder Bushido droit dans les yeux plus de quelques secondes, ça lui était vraiment dur. Il n'arrivait pas soutenir son regard noir et profond, dans lequel il pouvait y lire les sentiments que Bushido éprouvaient pour lui : le désir et une pointe d'amour passionnel, ou bien était-ce son imagination qui voyait la seconde chose. Il préférait ne pas y penser.

Pour le moment, il fallait qu'il en revienne au sujet principal...

« Si tu ne m'attrapes pas, tu n'auras rien. » Bill fit sa moue malicieuse. « A toi de jouer. » Il claqua sa main sur la jambe de Bushido et se leva, arrangeant ses oreillettes, avant de partir vers le self.

Vraiment, ce Bill était un petit coquin. Bushido était persuader que Bill en avait tout autant envie que lui, et il était convaincu qu'il pourrait l'avoir à son propre jeu. Après tout, c'est lui qui avait décidé des règles, c'était lui le séducteur dans l'histoire. Non l'inverse.

Il allait obtenir ce qu'il voulait, mais en attendant il devait jouer au chat et à la souris. Ce jeu l'excitait assez.

La sonnerie retentit, il devait retourner à ses révisions. Bill ne perdait rien pour attendre, il se le promettait.

**

Bill marchait tranquillement sur le trottoir, shootant dans des cailloux et sifflotant les chansons qui défilaient dans ses oreilles. Il n'entendait même pas le bruit des moteurs des voitures qui passaient à un mètre de lui. Il fixait le bitume gris qui défilait, ou encore les arbres qui dansaient. Il y avait une douce brise qui le rafraîchissait, c'était agréable. Le soleil cognait contre sa peau, il aimait ça. Il avait l'impression que les rayons le caressaient et ça le détendait.

Une voiture ralentit à ses côtés, mais Bill ne la vit pas. Il était dans une petite ruelle éclairée, et l'auto klaxonna deux coups.

Bill sursauta et retira vivement ses écouteurs.

« Hey poupée, je te raccompagne ! »

Bill leva les yeux au ciel. « Je suis presque arrivé, merci. » La voiture continuait d'avancer au ralentit à côté de lui. « Bushido, ne reste pas là ! »

« J'admire la vu, » répondit-il en levant ses sourcils et replaçant ses lunettes de soleil convenablement sur son nez.

« Il n'y a rien à voir ici, » Bill balança son sac à bandoulière sur ses fesses.

« Pourtant tu as un cul de fou ! »

« Et si tu me ramenais à la place de dire des conneries ? »

Bushido s'arrêta et ouvrit la portière du côté passager par l'intérieur de la voiture. Bill pensait que c'était un garçon vraiment galant... Il klaxonnait et ensuite ouvrait la porte négligemment. C'est ainsi qu'il comptait séduire Bill ? Enfin...

Bill grimpa dans l'auto et claqua la portière. « Tu sais que je t'ai eu ? » Demanda Bushido.

« Ce n'est pas encore finit. Et arrête de m'épier à chaque fois que tu me croise. » Bill fixait l'horizon et se demandait si Bushido allait se décider à démarrait ou non.

« Je n'y peux rien, tu es si attirant. » Il appuya sur la pédale d'accélérateur et lâcha l'embrayage.

Le trajet se fit en silence, Bushido chantait juste quelques chansons qui passaient à la radio, mais sans plus. Quelques courtes minutes plus tard, ils se trouvèrent devant l'allée de la grande maison de Bill.

« Merci, » Il était près à ouvrir la porte quand Bushido le retint.

« Embrasse-moi, » demanda Bushido fermant les yeux et tendant les lèvres.

Bill hésita un instant et se dit qu'il pouvait bien céder, rien qu'une fois. Il déposa ses lèvres sur celles de Bushido et effectua une petite pression avant de se retirer. Bushido était surpris, il n'en revenait pas que Bill l'ait fait, il rit presque et frotta ses yeux.

L'androgyne l'observa un instant avant de s'enfuir de la voiture. Il ne voulait pas en donner trop à Bushido, et s'il restait, il devait lui accorder.

« Je t'ai presque eu, Bill Kaulitz. »

Et il repartit.

Bill appuya sur la poignée de la porte d'entrée, à peine fut-il à l'intérieur que Tom lui criait dessus.

« Tu l'as embrassé Bill, tu t'es laissé avoir par ce type ! » Tom faisait les cents pas devant lui et le grattait la nuque. « Est-ce que tu as écouté ce que je t'ai dit depuis que je l'ai rencontré ? Non bien sûr. »

Bill en avait assez, il planta Tom dans l'entrée et monta les escaliers à toute vitesse. Il ne voulait plus le voir ni l'entendre dire quoique ce soit d'autre sur Bushido. Oui, il l'aimait bien, ce n'était pas pour autant son grand amour. Il ne s'imaginait même pas sortir avec. Et puis Tom l'insupportait. Pourquoi s'acharnait-il ainsi ?

Il claqua sa porte et ce fut au même moment que Tom se tut.

Bill retira son sac pesant et ses baskets qu'il laissa cogner contre le mur. Il se laissa tomber sur son lit et évacua un peu de sa colère. Des larmes de rages débordèrent de ses yeux. Il ne savait plus quoi faire, pourtant c'était si simple. Il voulait simplement profiter. Tom était trop protecteur parfois.

« Bill, est-ce que je peux entrer ? » Le ton de Tom s'était radouci. Son c½ur se serra quand il entendit la réponse négative de Bill et sa voix nouée. Il le connaissait parfaitement bien pour être certain que Bill pleurait.

Le blond ouvrit lentement la porte et retrouva Bill qui sanglotait doucement dans son lit, le visage caché dans l'oreiller.

Tom s'assit sur le lit et frotta affectueusement le dos de Bill.

« Laisse-moi tranquille Tomi. »

« Je suis désolé, je ne voulais pas crier. » Tom souffla, il n'aimait pas voir son frère triste par sa faute. Il savait qu'il s'imposait un peu trop dans sa vie sentimentale, mais il ne pouvait pas s'en empêcher. « C'est juste que, tu sais que je ne l'aime pas. »

Bill se redressa et hocha la tête. « Je ne veux pas que tu me détestes pour ce que je fais, » lâcha-t-il dans un murmure.

« Jamais Bill, je t'aime bien trop pour ça. » Il attrapa son frère par les épaules et le colla contre son torse. Il fallait qu'il sente le c½ur de Bill battre au même rythme contre le sien. Ça le rassurait et ça lui prouvait que Bill serait toujours à lui, son petit frère.

Ils s'embrassèrent furtivement, comme ils en avaient l'habitude, et s'allongèrent sur le lit.

« Demain soir je vais à une fête chez Andy, tu viens avec moi ? » Demanda Bill, essuyant le maquillage qui avait coulé.

« J'ai ce fichu expo à finir, je n'aurais pas le temps. »

« Oh, » fit Bill, visiblement déçu. « Alors tu dors avec moi cette nuit, hein Tomi ? »

Tom fit mine d'hésiter et accepta. Après tout, il passait ses meilleures nuits en dormant avec Bill. C'était un cocon réconfortant et appréciable.

**

« Est-ce que tu viens te coucher Tomi ? » bailla Bill de sous sa couette.

« Je finis cette partie et je te rejoins, » Tom tirait la langue, de façon très concentré. Il n'avait jamais réussi cette course et comptait bien la réussir maintenant.

Bill souffla fortement et Tom comprit qu'il ferait mieux d'éteindre la console. Il passa par la salle de bain pour faire une petite toilette et sauta dans le lit de Bill, serpentant sous la fine couette. Il éteignit la lumière et étreignit Bill.

« Comment ce sont passés tes examens ? »

« On en parlera demain, d'accord. Je suis fatigué ce soir, » souffla Bill contre le torse nu de Tom.

« D'accord, » dit gentiment le blond, passant ses mains le long du dos de Bill, massant parfois sa nuque. Il savait que ça avait le don de déstresser Bill, il lui provoquait même des petits frissons qu'il s'amusait à voir apparaître et disparaître sous ses passages.

Il bâilla à son tour et ferma les yeux. « Bonne nuit petit frère, » il pressa ses lèvres contre le front de Bill et resta ainsi, inspirant l'odeur du shampoing fruité et sucré de Bill.

« Bonne nuit Tomi, » articula difficilement Bill.

Tom laissa Bill s'endormir tranquillement, blottit dans ses bras. Ici, Tom était sûr que rien n'arriverait à Bill et que Bushido ne poserait pas un doigt sur lui. Et ça rassurait Tom. Il se détestait de ne pas donner une bonne leçon à ce type et de lui dire de laisser Bill tranquille, mais lorsqu'il voyait le regard envieux de son frère quand il parlait de ce que Bushido pouvait dire ou faire, il se dit qu'il n'avait pas le droit d'interdire à son petit frère d'avoir une petite aventure.

Il était malgré tout, certain que Bill en sortirait plus mature et qu'il ne referait plus l'erreur de se laisser séduire par un crétin avide de luxure. Tom posa son menton sur le haut du crâne de Bill et le serra étroitement contre lui. Bill couina un peu et se tortilla avant de sourire inconsciemment. Il l'aimait plus que de raison son petit frère.

Mais, il était évident que pour le moment, Bill avait d'autre préoccupation, entre autre un certain Bushido. Tom soupira une fois de plus et se força de ne plus penser à cet idiot qui manipulait son frère.

Il allait surement devoir l'épauler, après sa futur, mais proche, bêtise.

**

La musique résonnait jusqu'à l'autre bout de la rue. Quelques chats se sauvaient en courant et les voisins semblaient avoir déserté le boulevard. Il faisait encore jour, le soleil commençait seulement à se coucher. Bill était nerveux, il triturait la couture de ses poches. Andreas lui avait dit qu'il avait invité toute la classe et ceci signifiait également Georg qui n'avait pas hésité un instant à convier Bushido à cette petite soirée en comité restreint, qui s'était vite, très vite agrandi.

Le talon des santiags de Bill cognaient sur le béton de la route. Il adorait ses chaussures, mais il se sentait bien trop bruyant dans ce calme perturbé par cet unique fond de musique techno. Il avait l'impression que Bushido allait sortir de nulle part et l'emporter dans une ruelle. Il secoua la tête, Bushido le respectait bien trop pour cela, il n'oserait jamais. Ce qui ne l'empêchait pas d'avoir des idées comme celle-ci à l'esprit.

Il s'engagea dans l'allée de la maison d'Andy et sonna. Ce qui ne servit à rien. Il ouvrit la porte et se croyait revivre un film américain où les jeunes se bécotent dans tous les coins de la maison. Deux étaient étalés sur les escaliers et s'embrassaient avidement, tandis qu'un autre couple était coincé dans un coin sombre, et dieu seul sait ce qu'il faisait. Bill ne voulait pas en voir plus, c'était gênant d'épier les jeunes de cette façon, même s'il aurait aimé être à la place d'un de ces jeunes adolescent profiteur de la vie. Il se sentit d'un coup stressé. Il se demandait ce qui l'attendait au cours de cette soirée, et la simple idée qu'il puisse arriver à ses fins le fit frissonner.

« Oh Bill, tu es enfin là ! »

Bill sourit et se tourna vers Andreas qui paraissait débordé avec toutes ses bouteilles vides dans les bras.

« Tu veux un peu d'aide ? »

Andy sourit et acquiesça avant de tendre les bouteilles à Bill et de repartir en criant vers la cuisine. « Sam attention au vase ! Bordel, m'man va m'étriper... » Balbutia-t-il.

Bill secoua la tête et coinça une dernière bouteille sous son bras avant de faire le chemin inverse vers le jardin. Là, il se trouva face à un problème : comment soulever le couvercle de la poubelle ? Ses mains étaient prises et s'il bougeait ne serait-ce que le coude, le verre s'éclaterait sur les dalles. Petit problème, grand moyen. Certes ridicule mais probablement plus efficace que d'observer absurdement la poubelle. Il se tourna et plaça ses fesses au bon endroit, il jeta un coup d'½il à droite et à gauche avant de sauter et soulever avec succès le couvercle.

« I am the best ! » Se réjouit-il en lâchant les bouteilles dans le fond du dépotoir.

Il referma la poubelle et se retourna, se frottant énergiquement les mains, de manière à enlever le surplus de saleté.

« C'est si amusant de remplir une poubelle ? » Bushido avala une gorgée de sa canette de bière alors que Bill fixait avec étonnement.

« Depuis quand es-tu là ? »

Bushido mima le geste que Bill avait fait quelques minutes plus tôt avec ses fesses contre la poubelle et se remit face à lui. « Si tu pouvais faire ça sur un autre objet... » Il s'approcha de Bill et posa sa main droite sur la hanche de l'androgyne. « Ou pourquoi pas sur moi ? »

Bill secoua la tête mais ne put s'empêcher s'esquisser un petit sourire. « Je ne fais jamais ce genre de chose. »

Il s'écarta et repartit vers l'intérieur.

« Je ne te crois pas Bill, » cria le séducteur depuis le fond du jardin.

Le jeune adolescent aux cheveux ébènes ne calcula pas les dernières paroles qu'il avait entendu et décida de profiter pleinement de cette soirée.

La fête battait son plein, les boissons s'écoulaient en abondance dans la grande maison. Bill avalait son troisième verre de scotch (Andy ne faisait jamais les choses à moitié). Il se sentait planer, une chaleur se répandait dans l'intégralité de son corps alors que le liquide brûler sa gorge. Il avait une envie de bouger, se déhancher et s'amuser comme il n'avait jamais osé le faire. On disait que Red Bull donne des ailes, mais quelques doses de scotch pouvaient aussi faire l'affaire.

Il posa son verre sur le bar en bois de chêne et se dirigea d'une démarche assurée vers la piste de danse improvisé. Il commença à bouger au rythme de la musique, d'abord seul, puis un corps vint se coller à lui. Il plaça ses mains sur les hanches de cette personne et se frotta à elle.

Cette fille était jolie, une poitrine d'enfer et des cheveux soyeux, d'un roux éclatant. De la manière dont celle-ci bougeait, elle voulait simplement chauffer Bill, ce qui marchait, l'alcool aidant beaucoup. Bill la retourna et il se retrouva face à elle. La musique changea, un souk endiablé débuta entre eux, jambe coincée entre celles de l'autre, déhanché obscène plus que sexy.

« Et si on finissait cette danse à l'étage ? » Proposa la jeune fille, léchant le lobe d'oreille de Bill.

Celui-ci sourit et la tira par la main vers les escaliers avant de l'embrasser sauvagement dans lesdits escaliers. Ils trébuchaient entre deux marches et rigolaient comme des enfants pris en faute.

Bushido fulminait. C'était à lui de se faire Bill ce soir, et il n'allait pas laisser passer une si belle occasion, c'était beaucoup trop beau et rare.

Il s'engagea avec fureur dans les escaliers, jusqu'à l'étage à la recherche de sa proie. Il la trouva au bout de celui-ci, la rousse pendue à son cou. Il accéléra le rythme jusqu'à se retrouver à quelques centimètres des deux adolescents. Il attrapa la minette par les épaules et la décolla de son Bill.

« Tu es à moi Bill. »

Bill sourit et se laissa faire quand Bushido l'embrassa passionnément, presque sauvagement. Faisant glisser vulgairement sa langue dans la bouche de Bill. Ils gémirent tous les deux tandis que Bushido ouvrait une porte et poussa Bill afin de s'engouffrer dans la pièce et de la verrouiller.

La rousse poussa un petit cri aigu de mécontentement et tapa des pieds.

# Enviado el martes 10 de febrero de 2009 17:55

Modificado el viernes 13 de febrero de 2009 10:11

Colloque sentimentale - chapitre 3

Colloque sentimentale - chapitre 3
.:.

Je suis amoureux
Colloque sentimentale



Bill se demandait ce qu'il faisait. Il n'était plus très sûr d'avoir assez d'alcool dans le sang pour continuer, mais c'était agréable.

Il faisait sombre dans la pièce et Bill pouvait à peine voir la silhouette de Bushido sur lui. Ils étaient nus dans le lit et Bill se régalait des ondulations que provoquait Bushido sur son bassin. Des milliers de petits frissons apparaissaient sur sa peau.

L'alcool s'était dissipé depuis quelques minutes, il n'en restait que des traces.

« Je ne peux pas, » Bill posa sa main sur le torse de Bushido et s'écarta un peu de lui, roulant sur la côté. « Je ne suis pas une de ces putes que tu baises. Je ne veux pas être un nom en plus sur ta liste. »

« Tu aimes, » Bushido passa sa main sur l'aine de Bill et la pressa. Bill roucoula, roula sur le ventre jusqu'au bord du lit. « On n'est pas obliger de faire l'amour. »

« De baiser, ouais. »

« Je suis amoureux de toi Bill, » Bushido prenait un ton convaincant et Bill aurait aimé se laissé berner par ses paroles. Après tout, personne, même les plus malhonnêtes, ne lui avait jamais dit être amoureux de lui.

Il se retourna sur son flanc droit et se positionna face au séducteur qui avait réussi à le conduire jusque dans un lit. « Je voudrais te croire, juste pour cette nuit. »

Bushido s'approcha et colla son corps excité contre celui de Bill. « Fais-le alors, » il donna un petit coup de bassin, passant deux de ses doigts dans la raie des fesses de Bill.

« Mmh, » fit Bill fermant les yeux pour apprécier le touché. « Embrasse-moi. »

Bushido passa sa langue contre les lèvres de Bill et pressa sa main sur sa fesse. Bill gémit discrètement, plaçant sa main dans les cheveux courts de Bushido, les grattant de façon sexy. Ils se mangeaient des lèvres et Bill ouvrit les yeux et put voir l'ai concentré de Bushido, la semblance de tendresse qui émanait d'entre ses lèvres parvenant jusque sur son muscle humide.

Il n'en voulait pas plus. « Arrêtes-toi, » il retira le bout des doigts de Bushido d'entre ses fesses et se recula. « Je ne veux pas de ça en moi. Je ne veux rien, ok ? »

Bushido soupira mais se contenta d'acquiescer. Il avait déjà Bill nu presque contre lui, il goutait à sa langue, et pressait son sexe contre le sien. « Un jour ? »

« Peut être bien, » Bill sourit et s'approcha de nouveau du beau brun musclé face à lui. « Ou pas, » il entoura les hanches de Bushido de ses jambes et calla son nez dans son cou. Il était moite et un restant de parfum chatouillait les narines de Bill.

« Tu es mignon, » rit Bushido alors que Bill grogna. Il ne voulait pas être mignon, juste dormir.

**

Tom se gara devant la grande maison d'Andreas, le jardin était en pagaille. Il n'osait pas imaginer à quoi pouvait ressembler l'intérieur à l'accoutumé minutieusement bien rangé.

La porte était grande ouverte et il entra, jouant presque à saute mouton au dessus des corps, qui parfois se chevauchés, pour arriver à la cuisine. C'était une vraie décharge. Des cartons de pizzas, des bouteilles vides et quelques gobelets collants avec un restant de boisson à l'intérieur étaient éparpillés un peu partout dans la pièce. Tom fit une grimace, se demandant si au moins son petit frère avait dormit dans un endroit propre.

« Oh, salut Tom, » Andreas arrivait à la cuisine avec un immense sac poubelle noir et commença à amasser les détritus qui jonchaient un peu n'importe où.

« Salut Andy, » Tom prit un carton de pizza et l'ouvrit, celle-ci était encore entière, mais il ne se risqua pas en prendre une part. « Où est Bill ? Je devais venir le chercher ce matin. »

Andreas haussa les épaules et examina une bouteille qu'il n'avait jamais vue.

Tom pensait qu'il n'était pas encore tout à fait clean et sourit. « Bien, je vais aller le chercher à l'étage. Tu penses qu'il y est ? »

« ' Sais pas, » Andreas avait un gros mal de tête et se sentait encore étourdis de cette soirée. Il lâche son grand sac et se laissa tomber sur une chaise. « La dernière fois que je l'ai vu, il dansait avec une rousse. » Il se frotta le front et gémit. Une putain de migraine le prenait alors qu'il essayait de réfléchir un peu. « Ils sont montés et plus d'image de ton frère. »

Tom acquiesça. Bill devait surement avoir prit du bon temps, ce n'était pas si terrible. « Je vais te faire un café. »

Il prit une dosette et la plaça dans la machine à café. Un clic et c'était prêt. Il tendit la tasse fumante de café corsé à Andreas et le laissa seul dans la cuisine. Il fallait qu'il ramène son frère à la maison pour qu'il puisse finir cet exposé qui l'avait empêché de venir à cette fête.

Il ouvrit une porte, mauvaise porte. Il se fit renvoyer par deux amoureux en transes, ils prolongeaient certainement leur soirée. Une vision de ce genre lui suffisait.

Son portable en main, il composa le numéro de Bill.

« Allô ? » Il parlait au ralenti et sa voix était plus grave qu'à l'ordinaire. Tom l'imaginer sur le dos, se frotter les yeux.

« C'est Tom. »

« Oh, » fit Bill. Il bailla à travers le combiné. « Est-ce que tu viens ? »

« Je suis là. Où es-tu ? Je te cherche, » s'impatienta Tom faisant cogner son poing sur sa cuisse.

« J'arrive à la voiture, attends-moi, ok ? »

« Dépêche-toi, j'ai des choses à faire, » il raccrocha et fit demi-tour. Il salua Andreas et s'installa dans sa voiture. La musique de la radio était vraiment nulle.



« Putain de Bushido, » marmonna Bill. Il essayait de repousser le corps endormi qui était sur lui pour pouvoir se revêtir et rejoindre Tom. « Bushido, » il le roula jusqu'à ce qu'il tombe au sol et se réveille enfin.

« Quoi ? » Il secouait la tête dans tous les sens, les yeux encore tout endormis. Bill le trouvait mignon, vraiment.

Il repensa à ce qu'il s'était passé la nuit passée. Non, ne pas y penser lorsque Bushido était là. « Je m'en vais. »

Bill sortit du lit avec le drap autour de sa taille. La recherche de ses vêtements lui parut bien compliquée. Une chaussette sous le lit, une autre dans un coin, mais il ne trouvait pas son boxer. Son jean était là et sa chemise aussi.

« Voudrais-tu ça ? » Bushido était nu comme un ver, balançant le boxer noir de Bill entre ses doigts.

« Donne le moi, » il avançait comme un pingouin avec ce drap enroulé à sa taille. Il se demandait pourquoi il avait déjà mis ses chaussettes. Il tendit une main pour que Bushido y dépose le vêtement.

Il se sentit tirer et coller contre quelque chose d'inconfortable. Cette chose inconfortable n'était autre que Bushido qui respirer bêtement dans les cheveux de Bill. « Et si tu m'embrassais avant de partir ? »

« Tu me donnes mon boxer avant. »

« Bien, » il coinça le sous-vêtement entre le drap et le corps de Bill, y laissant trainer sa main, caressant son aine tatouée terriblement bandante, surtout un matin comme celui-ci. Il posa ses lèvres sur celles de Bill et les lécha un peu. C'était le matin, un lendemain de soirée bien arrosée, il fallait garder ça en mémoire.

« Laisse-moi partir maintenant, » il claque un bisou bruyant sur les lèvres de Bushido et s'écarte, se cachant comme il put pour enfiler son boxer.

« J'ai déjà vu ce qu'il se cache sous ce drap tu sais. »

Bill ne sentit pas Bushido arriver par derrière et lui retirer brusquement le tissu blanc autour du bas de son corps. Il se redressa brusquement cachant son sexe de ses mains. Ridicule, il était de dos.

« J'ai toujours su que tu avais des fesses de malade ! » Il passa ses main sur le cul rebondi et ferme de Bill.

« Retourne-toi, je m'habille. »

« Bien, j'aurais le temps de te revoir plus tard, » sourit Bushido, d'un air malicieux que Bill loupa.

Il remit en place ses vêtements, le plus vite possible, et sorti de la chambre sans regarder Bushido. Il ne partirait pas sinon.

*


« Bordel, t'en a mis du temps, » râla Tom, mettant le contact à la voiture.

« Bonjour à toi aussi Tomi, » souffla Bill, attachant sa ceinture de sécurité.

Tom se rapprocha de lui et l'embrassa sur la bouche, un petit smack innocent. « Désolé, bonjour. »

Bill sourit, il posa sa tête sur l'appui tête et ferma les yeux. « J'ai mal au crâne ! »

« Il ne fallait pas autant boire. » Il démarra, la voiture grondait. « Tu t'es bien amusé ? » Demanda Tom avec un de ses fameux sourires en coin que Bill connaissait par c½ur.

« Que t'as dis Andreas ? » Il se tortilla sur le siège, soudainement mal à l'aise.

« Tu t'es bien amusé à l'étage, en bonne compagnie, » le sourire de Tom redoubla. Il ne connaissait plus de soirée comme celle-ci à Bill depuis un certain temps déjà.

Bill essaya de masquer son appréhension. « C'est vrai. « Il s'attendait à ce que Tom crie, qu'il hurle sa déception. Rien.

« Comment était-ce ? Tu l'as eue ? »

« Pas totalement, » hésita Bill. Il se demandait s'il fallait réellement qu'il parle de ça avec son frère qui détestait tellement Bushido. Peu importe. Il continuait, tant que Tom ne s'emportait. « Juste un peu d'amusement je dirais. »

Tom rit un peu. « C'est bien Billou ! » Il tapa sur la cuisse de son frère fièrement. « Que lui as-tu fais ? »

Bill se racla la gorge, visiblement gêné par la situation. « Ça ne te regarde pas Tomi, » geignit-il.

« D'accord, d'accord. Oublie cette question. » Tom se concentra sur la route. Il était rassuré de savoir que son frère ne s'était pas laissé avoir par ce sale type mais qu'au lieu de cela, une jolie rousse s'était introduit dans des draps en sa compagnie.

Bill resta étonné devant l'impassibilité de Tom, il n'ajouta rien de peur d'inverser la situation.

**

« Je suis amoureux. Je t'aime. » Bushido était au téléphone avec Bill. Par le son de sa voix, Bill pouvait presque affirmer qu'il s'auto-persuadait qu'il ressentait ce sentiment.

Il leva les yeux au ciel. « Tu l'as dit à combien de filles avant moi ? » Sourit Bill.

« Beaucoup, mais tu es le seul garçon. » Bushido souffla, Bill pensait que peut être il devait le laisser faire. Simplement approuver ce qu'il disait.

« C'est intéressant. » Il coinça son portable entre son épaule et sa joue et entreprit de retirer le vernis noir sur ses ongles. Il s'écaillait de plus en plus, ça avait le don d'énerver Bill.

« Tu me manques Bill, je veux te voir. »

Il passa la boule de coton imbibé de dissolvant sur son pousse, l'odeur du détergeant lui piquait le nez. « Ça fait seulement deux jours qu'on ne s'est pas vu. »

« Je ne te manque pas ? » Demanda-t-il. « Rien qu'un peu ? »

« Peut être un peu alors, » répondit Bill qui finit de nettoyer ses doigts. Il sentait que bushido souriait.

« Je viens te voir, viens dans la parc, ok ? »

« Je dois aller en ville. »

« Non, tu iras un autre jour. »

Bill entendait les pas de Bushido, il s'activait de l'autre côté du combiné. Bill crut même l'entendre jurer. « Et si j'y vais aujourd'hui ? »

« Tu ne me verras plus pendant une quelques temps. » Il y eut un silence pendant lequel Bill réfléchissait. Il savait ce qui arriverait si Bushido venait, il était conscient qu'il se vendrait alors et qu'il offrirait une chose inestimable. Un échange qui n'était ni repris ni échangé. Encore moins oublié. « Est-ce que tu m'écoutes Bill ? »

« Quoi ? » Bill sortit de ses pensées.

« Je te disais que j'étais sur la route, dépêche-toi, je suis là dans cinq minutes. »

« Ahem... » Bill envoya valser sa mallette de maquillage et autre produit de beauté au sol, prit au dépourvu. « Je serais en retard, attends-moi. »

« Ok. Soit rapide. » Bill courait, il ne savait pas par où commençait. Ses cheveux. « Je t'aime. »

« Ouais. » Il raccrocha.

Il passa par la salle de bain se refaire une petite beauté, appliquer une fine couche d'eye-liner autour de ses yeux et dompter ses cheveux ébouriffés. Un lissage intégral ferait l'affaire. Pour la première fois de sa courte de vie, Bill fut prêt en cinq minutes. Il attrapa son portable sur son lit et eut juste le temps de faire demi-tour qu'il croisa Tom.

« Où vas-tu ? »

« Je sors, » Il courut dans les escaliers. « Je rentre avant dîner, » cria-t-il du rez-de-chaussée

Il claqua la porte et accéléra le pas, s'il le pouvait encore jusqu'au parc qui se trouvait au bout de la longue avenue dans laquelle il vivait.



Il contourna l'angle de la rue et aperçut Bushido assit, ou plutôt avachi sur le banc de bois peint d'un vert immonde. Il écoutait sa musique assez forte pour que Bill l'entende à moins de deux mètres de lui. Il lui tapota l'épaule et Bushido sourit.

« Tu as attendu longtemps ? » Demanda Bill.

Bushido se leva, il n'était pas beaucoup plus grand que Bill, de quelques millimètres peut être. « Ce n'est rien, tu es là. » Il se pencha pour quémander un baisé que Bill lui donna.

C'était doux et lent. Bill entrouvrit la bouche et laissa Bushido jouer avec son piercing qu'il avait visiblement l'air d'apprécier. Leurs langues glissaient l'une sur l'autre, Bushido s'amuser avec sa bouche, faisait sourire Bill. Bill mordit la lèvre inférieure de Bushido et se retira, se léchant les lèvres.

« J'aime quand une fille me mord la lèvre comme ça, » Il ouvrit ses yeux et sourit, ses lèvres étaient humides et rougies. Bill voulait y goûter une fois de plus. Il aurait toute l'après-midi pour ça.

« Je ne suis pas une fille. »

« Je le sais, » sourit coquinement Bushido, passant discrètement sa main sur l'entre-jambe de Bill. « Donne moi la main, je vais t'emmener dans un endroit que personne ne connaît. »

Bill tendit sa main à Bushido qui entrelaça leur doigt, pour le geste. « Est-ce loin ? »

« Tu verras. »

Ils marchaient sur les gravillons, parlant peu, riant peu. Bill profitait, Bushido jubilait.

La main de Bill devenait de plus en plus moite dans celle de Bushido, il la lâcha. Le bras musclé de Bushido passa autour de sa taille.

« C'est juste là. » Il pointait du doigt un bois en bordure du parc, les arbres étaient défraichis et les feuilles vertes cachaient presque l'intérieur.

Bushido poussa quelques branches puis se baissa pour pouvoir passer, Bill le suivant de près s'accrocha à son t-shirt. Il se redressa et put voir une petite cabane certainement construite par des enfants il y a bien longtemps.

« C'est ça ? » Grimaça Bill.

Bushido ouvrit la porte de la petite maison de bois. « Je l'avais fais de mes mais avec mon père quand j'étais petit. Personne n'est jamais venu ici, c'est mon endroit. Je viens ici le plus souvent pour réfléchir. » Il se tut. « Ou pleurer... » C'était à peine audible, et Bill se demandait s'il ne l'avait pas imaginé. Il ne nota pas.

« C'est mignon. » Il referma la porte derrière lui, et des rayons de soleil passaient à travers les volets de bois fermés. Ils étaient trop petits pour les fenêtres sans vitre et deux pendaient misérablement.

« Viens là, » Bushido était installé sur un matelas à même le sol, il paraissait neuf. Un drap y était même installé, ainsi qu'un oreiller.

« Est-ce que tu dors ici ? » Interrogea Bill, s'asseyant à côté de Bushido.

Bushido se pencha au dessus de lui et l'embrassa encore. « Ça m'arrive. »

Il poussa Bill contre le mur derrière lui, le haut de son corps sur celui de Bill. Il léchait chaque recoin de la bouche de Bill, il suçait sa langue. Ils se séparèrent.

« Tu m'excites Bill, » Il prit la main de Bill et la plaça sur son sexe à travers le jean. « J'ai la trique putain. »

Bill sourit presque fièrement. « Il faut arranger ça. »

Bushido déboutonna son jean pour laisser entrevoir son boxer déformé. Bill n'était pas dans un meilleur état mais le cachait pour le moment. Bushido passa un de ses doigts sous l'élastique de son boxer blanc. « Est-ce que tu le veux ? »

« Et toi ? »

Bushido sourit. Il retira son t-shirt, l'envoya valser à l'autre pôle de la cabane avant de manger la bouche de Bill. Il le dégustait comme le meilleur des mets. C'était ce caviar qu'il ne retrouvait sur sa table que très rarement. Chaque bouchée le transportait à des kilomètres sur une île tropicale, le goût de Bill faisait le même effet. Il mordait doucement se langue, la caressait, taquinant son piercing qui le faisait gémir.

Bill passa ses mains sur la taille de Bushido et abaissa son jean. Il pressa sa main contre la queue de Bushido. Elle était dure et chaude. Il en sentait presque l'humidité à travers le tissu fin du sous-vêtement.

« Touche-moi, » ordonna presque Bushido. « Mieux. »

Bill retira sa main par esprit de contradiction. « Fais-le toi-même. »

Bushido souleva Bill et l'allongea sur le matelas. On sentait les ressorts, il grinçait. Le plus âgé débarrassa l'androgyne de ses vêtements et commença à le masturber. Il faisait ça rapidement, durement. « Est-ce que tu veux que te fasse venir comme ça ? »

Bill secoua la tête, haletant. Bushido le lâche et sortit son sexe. Il vira son jean qui était à ses chevilles et s'installa sur le torse de Bill, faisant cogner son gland contre son menton. « Je te lècherai. »

Bill haussa un sourcil. « Tu fais ça ? »

Bushido hocha la tête et infiltra la tête de sa queue entre les lèvres de Bill. L'adolescent lécha la fente du bout de sa langue. Il avait le goût du liquide sur sa langue, ce n'était pas éc½urant : c'était Bushido. Il retira sa bouche et observa la bitte au bout rouge de son compagnon. Elle était imposante, il le savait.

Il le prit en bouche, au plus profond qu'il pouvait. Bushido fit partir ses hanches en avant, étouffant Bill. « Pardon, » dit-il en caressant les cheveux de Bill.

Bill cligna des yeux et reprit sa tâche. C'était excitant d'être dominé de la sorte, pensait-il. Il aspira la verge de Bushido et enroula sa langue autour, plaçant ses doigts à la base, l'enserrant. Il commença des vas et viens lents mais profonds, collant ses joues de chaque côté du sexe de Bushido dans sa bouche.

Bushido regardait Bill le sucer, le prendre en bouche les yeux fermés. C'était encore meilleur qu'il ne se l'était imaginé. Bill passa ses dents sur lui, puis sa langue et enfonça son piercing dans sa fente. Bushido lança sa tête en arrière, laissant s'échapper du liquide séminal. « Borde Bill, tu es si bon. »

Bill eut un petit rire, il le suça encore un peu et le repoussa. Il s'essuya vulgairement la bouche. « Je ne veux pas que tu viennes dans ma bouche. »

« Je pourrais venir autre part, » taquina Bushido, ses doigts glissant jusqu'à l'étoile de Bill. « Ou là encore. » Ses doigts titillèrent l'anus de Bill.

« Si je te laisse. »

« Tu es à moi Bill, » Bushido se coucha sur lui, se tortillant pour enlever, une fois pour toute, son boxer.

Bill offrit son cou et ronronna. « Je ne suis pas ta propriété. » Bushido mouillait son cou de baisé bruyant. Il mordillait sa chair et la suçait. « Ce n'est pas ici que tu es censé faire ça. »

« Je vois, » il déposa ses lèvres sur celles de Bill avant de s'abaisser sur son corps. « Tu es impatient. »

La langue du plus âgé commença à lécher son étoile, déviant plus vers l'intérieur, jouant avec la base de son sexe. Ses doigts massaient ses bourses puis continuèrent leur chemin plus bas encore. « Ici ? » Demanda Bushido à l'intention de Bill. Il pressa son index entre ses fesses et lécha la verge de Bill. Il allait le lécher, partout.

Bill acquiesça. Le muscle chaud de Bushido parcourait sa queue, ses doigts courraient entre ses fesses. Il écarta les jambes et les souleva un peu plus.

« Non, » Bushido posa ses mains sur les genoux de Bill et les abaissa. « Retourne-toi. »

« Pourquoi ? »

« Tu veux que je te lèche ? »

Bill comprit seulement maintenant de quoi il voulait parler. « Tu vas mettre ta langue dans mon cul ? » Bushido acquiesça. « Ne m'embrasse plus après ça. »

Bushido sourit et l'embrassa alors. Profondément, presque sauvagement, sa langue sortait, déviait sur le menton de Bill, rentrait jouer avec la boule de métal qui avait pénétré son sexe. « Tu m'as sucé, tu m'embrasses. Maintenant mets-toi à plat ventre. »

Bill obéit, tournant la tête vers la petite fenêtre aux volets pendant. Son ventre se tordait autant par appréhension que par excitation.

Il sentait le souffle chaud de Bushido sur ses fesses, il sentait ses doigts sur ses bourses. Il gémit. C'était chaud, c'était humide presque inondant. Bill n'avait jamais ressentit ça. Personne n'avait jamais léché son cul de cette façon. Son sexe pulsait, il voulait que Bushido enfonce sa langue à l'intérieur, mais celle-ci lapait le tour de son anus rosi. Elle passa sur sa rais, s'attardant sur le trou et descendit sur les bourses rétractées.

Bushido aimait la saveur de Bill. S'il pouvait, il le mangerait en entier. Il repassa sa langue vers cet anneau de chair, Bill donne un cou de bassin. Bushido sourit. Il poussa le bout de son muscle dans ce petit trou, accompagné de son index. Il poussa doucement et Bill frémit. Le dominant entra un peu plus sa langue, le plus loin possible, il la tournoyait dans l'entre chaude. Son idex allant plus loin encore.

« Putain, » gémit Bill, soulevant son cul. Le nez de Bushido cogna entre ses fesses et il s'écarta, se sentant étouffer. « Encore. »

Bushido avait gagné, bientôt il l'aurait entièrement. « Attends un peu. » Il se leva et attrapa son jean, cherchant le petit tube de lubrifiant de sa poche.

« Que vas-tu faire ? » Demanda Bill, le voyant verser du liquide sur ses doigts.

« C'est plus agréable. » Il frotta ses doigts entre eux. Bill ne pouvait plus attendre, il passa sa main sur son sexe et le caressa. « Bordel Bill, tu me fais bander encore plus. »

Il reprit place sur le corps de Bill et poussa la main de sa belle proie. Il le branla un instant avant de repasser sa main vers l'arrière de son corps. Il admirait son cul parfait et se dit que bientôt il serait dedans.

Bill balançait ridiculement ses fesses en l'air. Bushido l'attrapa et lui mordit sa fesse qui devenait rouge. Il passa son index dans le cul de bill, tâtant l'intérieur de son corps. Bill souleva encore plus ses reins et Bushido enfonça un second doigt, les faisant entrer et sortir. Il les ouvrit en ciseau. Il abaissa son visage, il passa sa langue entre ses doigts écartés. Bill cria de plaisir.

Il en voulait encore plus. Il voulait tout. « Encore, » s'étrangla-t-il haletant.

Bushido approcha son visage près de celui de Bill, colla sa joue à la sienne. « Ma queue en toi ? »

« Bordel, oui ! » Hurla Bill alors que Bushido ajoutait un doigt et frôla sa prostate.

Le pénis de Bushido était sur le point d'exploser. Il était rouge et humide, du liquide coulait le long de sa verge. Il empoigna le tube de lubrifiant et en étala une bonne couche sur lui, tout en doigtant Bill.

Tous les deux gémissaient, il n'arrivait plus arrêter ses attouchements, autant sur Bill que sur lui. Il ferma les yeux, Bill se masturba. Ils étaient au même rythme. Les doigts de Bushido entraient et sortaient à un rythme effréné, frôlant parfois la prostate de celui-ci, et sa main s'activait sur son propre sexe. C'était une des situations les plus bandantes.

Il se força à se stopper avant d'éjaculer.

« Prêts ? » Bill hocha la tête, il n'attendait que ça.

Le gland de Bushido s'enfonça rapidement en Bill. « Putain Bill ! Uh... »

Son sexe était serré, c'était si étroit. Bill donna un cou de rein, Bushido commença ses ondulations rapides, bestiales. Son sexe entrait jusqu'à la garde, il disparaissait dans le corps de Bill. Les deux hommes haletaient, gémissaient. Bushido avait toujours su que Bill en avait autant envie que lui, il en avait la preuve.

Il continuait ses coups de reins, ses hanches claquaient contre le cul de Bill. « Putain, putain, putain... » Sa voix déraillait vers les aigu. « T'es divin Bill ! Ha...»

« Mh... Argh, » Bill n'arrivait plus parler, il voyait presque les étoiles.

Ils continuèrent leur partie de baise bestiale. Bushido éjacula en Bill, il était si bon. Le jeune homme se laissa tomber sur le dos de Bill qui était à son paroxysme et laissait son sperme couler sur le drap.

Bushido se retira et passa sous le drap attrapant le corps mou de fatigue de Bill avec lui. Bill se blottit contre lui et embrassa son torse hâlé et musclé. Il ferma les yeux, sa respiration se calma peu à peu.

« Je suis amoureux, » chuchota Bushido.

Bill sourit, il plongeait dans un sommeil mérité.

# Enviado el jueves 12 de febrero de 2009 09:46

Modificado el viernes 13 de febrero de 2009 10:12

Colloque sentimentale - chapitre 4

Colloque sentimentale - chapitre 4
.:.

Je suis amoureux
Colloque sentimentale



« Poupée, » Bill grogna à l'appellation féminine. « On se revoit quand ? »

« Je ne suis pas une fille, » dit Bill entre ses dents, alors qu'il enleva le haut parleur de son téléphone et le colla à son oreille.

« Tu es ma poupée. » Il était presque certain que Bushido souriait, il sourit aussi.

« Je suis seul aujourd'hui. »

**

Bill alla ouvrir la porte d'entrée. Il s'était préparé il y a quelques heures lorsque Bushido l'avait appelé. C'était l'après-midi, Tom avait encore ses cours à la fac et ses parents travaillaient. Bushido et lui pourrait être seuls et s'amuser autant qu'ils voulaient. Enfin, jusqu'à ce que Tom ne rentre.

Bushido se baissa un peu et embrassa Bill sur le pallier de la porte. Il sortit sa langue et Bill se repoussa avec la sienne. Ils souriaient stupidement.

« On joue à quoi aujourd'hui ? » demanda Bushido, serrant la fesse de Bill dans sa main.

Bill referma la porte et soupira. Il ne savait pas. C'est ce qu'il voulait faire croire. « Je n'y ai pas réfléchi. »

Ils commençaient à monter les escaliers, direction la chambre de Bill, qui pour l'occasion avait tout enfouit sous le lit. La porte grinça quand les deux jeunes hommes entrèrent.

Bushido claqua la porte derrière lui et se jeta presque sur Bill, l'embrassant. Il empoigna ses cuisses et le souleva. Le dos de Bill cogna contre la porte. Il gémit de douleur et de plaisir. Une des mains de Bushido frottait durement le sexe de Bill.

« Suis-je une fille ? »

Bushido mordit le cou de Bill et passa sa main sur ses fesses. « Peut être. » Il se décolla de Bill et recula jusqu'au lit. Il s'assit, retirant son t-shirt et sa casquette tomba au sol. « Prouve-moi le contraire. »

Bill leva un sourcil. « Tu veux- »

« Tu le sais, » sourit coquinement Bushido, se mordant la lèvre.

Dois-je ? Cette question tournait dans la tête de Bill. Peut importe.

Il se dandina, lentement. Ses mains se baladaient doucement sur son torse alors qu'il avançait un peu vers le lit. « Ça ? » Bushido acquiesça, sourire en coin.

Bill passa sa main sous son t-shirt, se caressant ses abdos, ses tétons. Tout y passait, il les pinça et gémit. Ses cheveux retombaient sur son dos, il ferma les yeux et lécha ses lèvres.

L'excitation de Bushido grandissait vraiment. Sa main était pressée contre sa queue à travers son épais jean. « Plus vite, » ordonna-t-il.

Le plus jeune passa son haut par-dessus la tête et l'envoya sur Bushido qui grogna avant de le jeter plus loin. Bill défit la boucle de sa ceinture, la retira sans douceur et la fit claquer sur sa cuisse. Ça ne faisait pas mal, c'était juste bruyant. « Tu aimes ce jeu ? » Il se rapprocha encore de Bushido et s'assit sur ses genoux, donnant un petit coup de rein.

« Oh ouais, » lâcha Bushido alors qu'il caressait le torse nu de Bill, ses doigts retraçant son grand tatouage sur son flanc.

« Attends un peu, » Bill se releva et recula. « Je mouille. » Il déboutonna son pantalon et le fit tomber dans des mouvements de jambes. « Je suis humide, » il prit le main de Bushido. « Là. »

Son érection était dure, chaude, sous les gros doigts de Bushido. « Est-ce que tu mouilles pour moi ? » Il lécha sous le nombril de Bill.

« Oui, » souffla Bill. Il se replaça sur les genoux de Bushido. « Tu m'excites, » chuchota-t-il dans son oreille, mordant son lobe et le suçant.

« Putain, » Bushido attrapa le visage de Bill et enfonça sa langue dans sa bouche. « Je vais te baiser comme jamais tu ne l'as été, poupée. »

Bill passa sa langue sur les lèvres de Bushido. Il se mit debout. « Tu attendras un peu encore. »

« Je ne veux pas attendre, » Bushido devenait rouge, il voulait s'enfoncer dans le trou de Bill.

Bill secoua sa tête. « Tu le pourras, vraiment. » Il passa un doigt sous l'élastique de son boxer, il se descendit un peu. Juste à la limite de son sexe. Il passa le doigt sur sa verge. Il gémit. Son sexe était dur sous son doigt, il fallait qu'il se branle.

« Ne fais pas ça poupée. »

« Sinon quoi ? » Bill se prit en main. Bushido voyait nettement les mouvements de Bill sous son sous-vêtement.

Bushido se mordit la lèvre en fixant l'entrejambe de Bill. « Je te baiserais comme une salope. »

« Tu es vilain, » Il lâcha sa queue. « Tu préfères ici ? » Il baissa l'arrière de son boxer, se tournant face à Bushido. Il passa un doigt dans sa raie et vit Bushido blêmir.

Bill en conclut qu'il aimait cette idée. Il se mit un quatre pâtes, le cul tendu vers Bushido et enfonça son index dans son anus. Bushido le voyait s'enfoncer dans la chair de Bill, dans son cul parfait. Bill en ajouta encore un. Il se cambra et toucha sa prostate. Il hurla de plaisir.

« Est-ce que tu mouille quand tu fais ça ? » Interrogea Bushido, les yeux rivés sur le cul de Bill. Bill gémit affirmativement à sa question et enfonça un doigt de plus. « Je veux te goûter. »

Il tomba à genoux derrière Bill. Il le retourna. Bill se laissait faire, c'est tout ce qu'il attendait.

« T'es bandante poupée. »

« Je sais, » bill passa sa main sous le jean de Bushido, tâtant sa bite. « Enlève ce pantalon. »

Bushido le fit, il retira son boxer. Il était beaucoup trop étroit pour son imposant pénis. « Je vais enfoncer ma queue dans ta chatte, » il lécha un téton de Bill. « Tu la veux ? »

« En moi, ouais. »

Bushido lécha Bill, plus bas. Sous l'élastique du boxer, il sentait la chaleur que dégageait le sexe de Bill. Il abaissa le tissu et le vira. « Ta mouille est bonne ? »

« Essaye. » Bill releva les hanches et son sexe cogna contre le menton de Bushido.

Bushido attrapa son sexe et le fit caresser sa joue. Il passa le gland de Bill sur le bout de ses lèvres, sa langue lécha la petite fente. Il réitéra se geste à plusieurs reprises.

Bill allait devenir fou. Il poussa son sexe dans la bouche de Bushido. « Suce-moi. »

Bushido le fit sortir de sa bouche. « Tu es une fille, je te lèche poupée. » Et il joua avec sa langue sur la queue de Bill. Il le lapait de haut en bas, ses doigts titillant son entrée. Bill avait bon goût, meilleur que toutes les minettes qu'il avait léché avant.

« Baises moi, » dit Bill. Il bougea, se dégageant de l'emprise de Bushido. Il s'installa à quatre pâtes sur le lit.

Bushido se léchait les lèvres, elles avaient la saveur de Bill. Il l'observait les yeux noirs de désir. « Une levrette ? Je te croyais plus sage. »

« Tais-toi et vient, putain, » jura Bill.

Bushido n'attendit pas. Il se plaça derrière Bill. Il attrapa son sexe et mit la tête face au trou.

Mais c'était plus fort que lui. Il fallait qu'il goûte encore. Il se pencha et enfonça sa langue dans la cul de Bill et plis comme il put sa langue.

« Oh, merde, » se surprit à dire Bill. Il laissa tomber sa tête sur le matelas. Les oreillers étaient trop loin.

« Maintenant, tu es prête. » Il lécha une dernière fois le cul de Bill, faisant de rapides mouvements de langue, de haut en bas, sur tout le long de la raie.

Bushido se redressa. Il fallait qu'il s'enfonce maintenant en Bill. Il poussa la tête de son sexe dans l'entrée de Bill.

« Argh... » Gémit douloureusement Bill. « Lubrifiant ! »

« Tant pis, » Bushido ne se sentait pas de retirer son pénis de Bill. Il ne pouvait pas. C'était plus fort que lui, tellement plus fort.

« Tu vas me déchirer. »

« Ne t'en fais pas poupée, tu mouilles assez. » Il caressa le dos de Bill et embrassa sa nuque. Bill se détendit un peu.

Bushido poussa et se retrouva emprisonné dans la chaleur de Bill. Il n'accéléra pas, il attendit un peu. Bill soufflait. Son anus le brûlait et Bushido était vraiment gros en lui. Mais il sentait le sexe de Bushido frôler sa prostate, il en voulait un peu. Peut être.

Il avança ses hanches et donna un léger coup de rein. Bushido prit le relais. Il attrapa les hanches de Bill et les serra dans ses mains. Il resta lent un petit moment, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se retenir. Alors, il s'enfonçait dans le frêle corps de Bill, toujours plus durement, plus sauvagement, embrassant les endroits qu'il pouvait atteindre du corps de Bill.

« Putain Bill, » gémit-il. « Tu me rends fou... »

Bill soupirait sous lui, criait quand il frappait de plein fouet son point sensible. « Tu es fou Bushido. »

Bushido accéléra encore le mouvement, il adorait cette vision qu'il avait de Bill, soumis. Cependant, il voulait autre chose. Il sortit. Bill attendait qu'il revienne, mais non. « Mets toi sur le dos, s'il te plait. »

Bill fit ce que Bushido demanda, sans comprendre. Bushido le regardait différemment. « Que fais-tu ? Ce n'est pas fini. »

« Chut, » Bushido posa un doigt sur la bouche de Bill et posa ses lèvres par-dessus son doigt.

Il écarta les jambes de Bill et le pénétra, doucement. Tout changer, non ?

Bill pouvait alors voir le visage de Bushido. Il pouvait croire que l'homme sur lui était vraiment amoureux. Est-ce qu'il l'était ?

Bushido retira son doigt et embrassa Bill comme il ne l'avait jamais fait. C'était passionné, plein de désir. Il était devenu doux, c'était un contraste. Bushido pouvait être paradoxal.

Ils gémirent lorsque Bushido frappa la prostate de Bill et que celui-ci serra ses muscles autour de la queue en lui. « Refais ça. »

« Ça ? » Bill contracta ses muscles. Bushido ferma les yeux et cria. Oui, ça.

Il continuait. Il serrait fortement, le plus possible, la queue de Bushido en lui. Bill sentit Bushido venir en lui en premier. Le liquide coula vers l'arrière de son cul. Bushido éjaculait toujours. Bill aimait ça, Bushido poussa fort en lui. En plein dans la prostate du jeune homme et il se vida de son sperme sur le ventre de Bushido.

« Ben merde, » s'étonna Bushido. « Tu es pire que bonne poupée. »

Il se laissa tomber à côté de Bill, épuisé. Bill se pelotonna contre Bushido. Il passa un bras autour su corps nu de Bill. « Tu m'embrasse ? »

Bushido embrassa le plus tendrement possible son androgyne. Parce qu'il le considéré comme sa propriété. Leurs langues se caressaient dans une lente valse que Bill justifiait par la fatigue qu'ils avaient. Il laissa tomba sa tête sur l'oreiller, Bushido posa son visage sur le torse de Bill.

Bill lui caressait les cheveux. « Je suis amoureux. »

Bushido releva la tête, stupéfait. « Réellement ? »

Bill rougit et Bushido sourit. « Je suis fou amoureux de toi Bill. Tu me fais craquer. »

« Une sieste ? » Bushido sourit, il savait que Bill évité le sujet, Qu'il était gêné. Il se réinstalla et se laissa papouiller par Bill.

**

Tom rentra enfin chez lui. Il balança ses grosses baskets un peu plus loin et fit glisser son sac à dos sur le carrelage de l'entrée.

Il faisait si chaud dehors qu'il transpirait sous son bandana qu'il retira. Le soleil tapait vraiment en cette fin de mois de juin.

Il attrapa un soda dans le frigo et le but rapidement. Il en prit un autre, peut être que son jumeau en voudrait un.

Il grimpa à l'étage, le parquet craquait sous ses pas. Ses pieds laissaient des traces humides sur le bois, il avait si chaud.

La porte de bill était étrangement close. Son frère n'aimait pas s'enfermé lorsqu'il était seul, à moins qu'il dorme. Sa plus grande activité. Il ouvrit la porte.

Son sang ne fit qu'un tour, il bouillonnait. Il envoya valser la canette de soda qui s'éclata contre le mur d'en face et cria. « Enfoiré ! Sale petite merde de Bushido ! »

Les deux endormis se réveillèrent en sursaut. Bill ne se souciait pas de sa nudité présentement, alors que son jumeau mettait Bushido dénudé à terre.

« Tom ! Tom arrête, » Bill commençait à se rendre compte de la situation. Son frère était capable de tuer Bushido s'il le pouvait. Et il le pouvait.

« Putain non ! » Tom était hors de Lui, il tentait de donner des coups dans le corps de Bushido, mais celui-ci avait de bon reflex et emprisonna ses mains dans ses poings et les pieds de Tom entre ses jambes.

« Lâche-le bordel ! » cria Bill, il était sur le point de pleurer. Qu'avait-il fait ? Sans doute une énorme erreur aux yeux de Tom.

Bill se leva et tira son frère par l'arrière, il l'enlaça, ça avait le don de le calmer. Pas cette fois. Tom était trop en colère.

« Tu es jaloux ? » Lança Bushido, provoquant Tom.

Tom envoya son pied dans le ventre de Bushido et partit comme une furie de la chambre.

« T'es qu'un con Bushido ! »

« Désolé, » il semblait pitoyable.

Bill grimaça. « Tu ne m'aime pas vraiment ? » murmura-t-il, baissant les yeux.

Bushido combattit la douleur lancinante dans son estomac. Il se redressa, tirant le drap du lit pour se couvrir. Il soupira. « Tu ne me croiras donc jamais ? »

« Je ne sais pas si je peux. Tu mens tellement, » Bill voulait avoir la vérité, pour une fois.

« Ok, je vais te dire. » Bushido s'assit sur le lit, gémissant à la douleur de son ventre. « Au début, je voulais simplement te baiser, c'est vrai. Et puis j'ai appris à te connaître Bill, je sais comment tu es. Je peux prévoir le moindre de tes gestes, c'est fou. »

« Seul Tom peut le faire avec précision, » rétorqua Bill. Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre que son jumeau puisse lire en lui.

« Et pourtant. Je t'aime Bill. Je t'aime réellement, je suis amoureux de toi. »

Une foule de sentiments combattaient à l'intérieur de Bill. Il ne savait plus quoi faire. « Pars. »

« Quoi ? »

« Tu as très bien compris, » Bill se leva. « Quand je reviendrais, tu ne seras plus là. »

Bushido resta abasourdi face à la réaction de Bill. Quel idiot !


Bill se dirigea vers la chambre de son frère. Il sentait minable.

Et Tom savait qu'il reviendrait vers lui. C'était le moment, aujourd'hui.

« Entre, » la voix de Tom était nouée, éraillée. « Ferme la porte, » dit-il fermement.

Bill était vraiment honteux, c'était rare que son jumeau lui parle ainsi. Excepté lorsqu'ils allaient se disputer. Bill ne voulait pas. Inévitable.

Tom se tourna vers Bill, il l'observa de haut en bas. Il était vulnérable et nu. Il lui balança un de ses t-shirt qui trainait. Bill l'enfila. « Tu es un putain d'idiot Bill. »

Son jumeau baissa la tête. « Je croyais que- »

« Que quoi ? » Coupa Tom. « Que cette ordure ne profiterait pas de toi ? Qu'il t'aimait ? Mais merde, est-ce que tu m'as écouté une seconde ? »

Bill tomba à genoux, misérablement. Il était secoué de spasme. « Je voulais aussi. Ça fait mal Tomi. »

Le c½ur de Tom se serra. Mais il ne cèderait pas maintenant, il fallait que Bill comprenne. « Tu l'as vraiment cru, n'est-ce pas ? » Bill hocha la tête. « As-tu pensé à ce qui se passerait lorsqu'il aurait eu ce qu'il voulait ? »

Bill secoua négativement la tête. Il s'écroula au sol, mollement. Il pleurait médiocrement.

« Ne pleure pas Bill. Tu le savais tout ça, n'est-ce pas ? » Tom s'assit sur le parquet et frotta le dos de Bill. « Regarde-moi. »

Bill releva la tête, et articula. « Ne me déteste pas Tomi. Je t'aime si fort. »

Tom ne pouvait plus résister. Il passa ses doigts sous les yeux de Bill et effaça ses larmes. Il posa ses lèvres sur celles de Bill.

Son petit frère s'accrocha fort à lui. Tom le serrait étroitement contre lui. « Tu es un putain d'idiot Bill. Je t'avais prévenu bordel. »

« Je sais. Je ne le verrais plus. »

Tom porta son frère jusque dans son lit et ils se couchèrent. Il câlina son petit frère, calmant sa douleur, du moins ce qu'il pouvait.

Il était éc½uré par Bushido. Peiné pour son frère. Mais en aucun cas il n'éprouvait de la pitié ou de la compassion. Ce n'était pas dans son caractère.

« Je t'aime Bill, bien plus que cette ordure. » Il embrassa ses cheveux.

« Je sais, » souffla Bill. Il pensait qu'il était temps. Le temps d'envoyer Bushido se faire foutre. Ils avaient prit du bon temps. Maintenant Bill voulait simplement le dégoûter.

Il était résolu. Là, contre Tom. Son grand frère bien trop protecteur, qu'il aimait bien trop comparé à un guignol tel que Bushido.


A suivre...


# Enviado el domingo 15 de febrero de 2009 16:54

Modificado el domingo 15 de febrero de 2009 18:34